Revue de presse du Sommet Mondial de la Finance Sociale et Solidaire, Québec 06/2008

Articles de presse :

  • Les Affaires 14 juin 2008 : Riccardo Petrella dénonce la marchandisation des ressources et la financiarisation de l'économie.
  • Canoé 7 juin 2008 : 160 institutions financières sociales de 42 pays s’associent
  • Le Soleil, 5 juin 2008 : Le système financier actuel est insoutenable
  • La Presse Affaires 5 juin 2008 : Entrevue avec Giovanni Acquati et Clément Guimond - Sommet Inaise
  • Radio Canada, Nouvelles 4 juin 2008 : Montréal et Québec sont les hôtes jusqu'à vendredi du premier Sommet mondial de la finance sociale et solidaire. ()
  • Le Devoir, Economie, 3 juin 2008 : La finance sociale mondiale se réunit à Québec
  • Communiqué de presse de Cecosol, 29 mai : Premier Sommet mondial de la finance sociale et solidaire

Emissions radio :

  • Entrevue avec Clément Guimond (Radio Canada, diffusé le 3 juin 2008 à 6h38, 7'01)
  • Entretien avec Ricarood Petrella à l'occaison du sommet mondial INAISE (Radio Canada, diffusé le 4 juin à 13h22, 5'08)
  • Une économie au service des gens et de l'environnement est-elle possible (diffusé sur radio Canada le 5 juin à 18h45, 4'24)

"Même l'air vient d'être privatisé", Riccardo Petrella
Les Affaires samedi,14 juin 2008 - Entrevue par Pierre Théroux

Riccardo Petrella dénonce la marchandisation des ressources et la financiarisation de l'économie.

Figure marquante du mouvement altermondialiste, l'Italien Riccardo Petrella est bien connu pour sa lutte contre la marchandisation des ressources, notamment la privatisation de l'eau. Directeur du programme de recherche FAST (Forecasting Assessment in Science and Technology) à la Commission européenne de 1978 à 1994, il s'est battu pour une politique au service des droits humains et sociaux. Ce combat l'a amené à créer le Groupe de Lisbonne, qui rassemble une vingtaine d'intellectuels provenant de pays industrialisés, dont les Québécois Daniel Latouche et Pierre Marc Johnson, réfléchissant aux conséquences sociales de la mondialisation.

"La mondialisation, c'est le cheval de Troie qui permet de réduire le monde à un immense marché", dit-il. Éminent politologue et économiste, M. Petrella est l'auteur de nombreux essais portant sur les problématiques du développement durable et des relations entre société et compétitivité, parmi lesquels Le bien commun - Éloge de la solidarité et Le manifeste de l'eau.

Journal Les Affaires - Vous avez entamé une nouvelle réflexion sur la financiarisation de l'économie mondiale, que vous dénoncez. De quoi s'agit-il ?
Riccardo Petrella - Avant, on définissait une grande entreprise par son nombre d'employés. À partir des années 1980, une entreprise était évaluée non plus selon le volume d'emplois, mais selon le chiffre d'affaires. Aujourd'hui, elle est reconnue par sa capitalisation.
La justice sociale n'est donc plus possible parce que la financiarisation fait que le capital est devenu à nouveau propriétaire du travail. Une entreprise peut dire à un ingénieur chimiste allemand de 32 ans : je n'ai plus besoin de toi, et aller en Inde engager un ingénieur chimiste qui contribue 30 fois plus à créer de la valeur parce que son coût est 30 fois moindre.
La financiarisation ne reconnaît pas la richesse collective, mais plutôt celle du capital. La finance est au service du capital privé, avec comme seul objectif la maximisation du profit. Elle doit plutôt être un instrument au service du welfare [bien social].

JLA - La richesse ne peut pas être privée ?
R.P. - Je ne dis pas ça. S'acheter des chaussures, une cravate, un café, c'est normal. Mais il y a des formes de richesses, concernant des biens et services qui sont indispensables à la vie individuelle et collective, qui ne peuvent pas faire l'objet d'une appropriation privée.

JLA - Comme l'eau ?
R.P. - La marchandisation de l'eau, qui ne deviendrait disponible qu'à ceux qui disposent des ressources pour l'acquérir, est inacceptable. Il est urgent de reconnaître que l'eau comme l'air, l'énergie solaire ou encore les forêts sont des biens destinés à la collectivité mondiale, et sous sa responsabilité. Il faut avoir des accords de coopération, des traités de souveraineté partagée, sur la gestion de ces ressources naturelles. Sinon, elles feront toujours l'objet soit de marchandisation, soit de guerres. Même l'air vient d'être privatisé. C'est ce qu'on a fait avec le système de gestion des émissions de CO2. Il y a aujourd'hui des mécanismes qui décident de l'allocation de la ressource air, sur le marché des émissions, avec un prix mondial de la tonne de CO2.

JLA - Les entreprises parlent de plus en plus de développement durable. Qu'en pensez-vous ?
R.P. - Le système parle de développement durable, mais pense à autre chose. À l'origine, lors de la publication du rapport Brundtland, en 1987, le développement durable était synonyme de changement du système économique actuel, parce qu'il n'est pas tenable. Les entreprises ont réagi en se demandant comment continuer leur production, tout en gardant leur rentabilité. La réponse a été d'augmenter leur productivité. Elles s'engagent dans le développement durable si cela ne fragilise pas l'équation financière. Elles refusent de faire des profits de 4 à 5 % au lieu de 15 à 20 %.

JLA - Les jeunes, plus sensibles aux problèmes environnementaux, changeront-ils la donne ?
R.P. - J'ai l'impression que cette sensibilité à l'environnement, particulièrement pour les jeunes de 18 à 25 ans, est forte puisqu'ils sont nés dans une période où on en parle. Le problème est de savoir si plus de conscience va se traduire par des changements de modes de vie. J'ai des doutes, parce que le credo économique et social dominant n'est pas de changer véritablement le système.

JLA - L'émergence d'une économie dite sociale est-elle un agent de changement, une solution de rechange ?
R.P. - L'économie sociale est née du retrait de l'État de la gestion de divers biens et services. Elle peut se présenter comme une option de rechange à l'économie capitaliste si elle s'attaque au coeur même du problème : la propriété privée de la richesse. Par exemple, la gestion d'une forêt peut devenir une économie sociale si elle est vraiment exploitée de façon écologique. Pour l'instant, la fonction de l'économie sociale est de ne pas faire tomber dans la sphère de l'économie privée un en- semble de biens et de services qui relevait jadis de la sphère publique et étatique.

JLA - Vous me donnez l'impression que changer le monde n'est pas possible ?
R.P. - Oui, actuellement c'est vrai, mais les luttes sociales dans l'histoire des sociétés occidentales montrent qu'il n'y a jamais de fin de l'histoire. Même au moment où on croit qu'il n'y a plus d'issue, il y a toujours de nouvelles sorties, de nouveaux tunnels, sources de changement. Tout le problème est de savoir si ces changements seront structurels par rapport au mode de société actuel.

------------------------------------------------------------------------------
CV
Nom : Riccardo Petrella
Âge : 67 ans
Fonction : Économiste et politologue
Fondateur du Groupe de Lisbonne et du Comité international pour un Contrat mondial de l'eau, Riccardo Petrella prône le développement d'un contrat social mondial. Né en Italie, il est actuellement professeur à l'Université catholique de Louvain, en Belgique.

Canoë - Mise en ligne 07/06/2008 19h05 - 160 institutions financières sociales de 42 pays s’associent

Gérald Larose © Mélanie Tremblay

Mélanie Tremblay

La Caisse d’économie solidaire Desjardins (CESD) a été l’hôte du premier Sommet mondial de la finance sociale et solidaire, qui s’est tenu du 2 au 6 juin à Montréal et Québec. Initié par l’Association internationale des investisseurs dans l’économie sociale (INAISE) de Barcelone, ce sommet a permis de créer le premier Réseau mondial de la finance sociale et solidaire, comprenant 160 institutions financières à vocation sociale de 42 pays. L’objectif? Sensibiliser la population à investir davantage dans des projets durables, équitables, sociaux, environnementaux et solidaires.

«L’économie tourne sur elle-même. On veut faire de l’argent et on spécule pour en faire plus. On se fiche des conséquences qui entraînent à des crises alimentaire, énergétique, financière et climatique. C’est une économie cannibale! Notre objectif est de réinsérer le côté social dans l’économie en répondant aux besoins de la population», soutient en entrevue Gérald Larose, président de la CESD, connu aussi comme une figure de proue du syndicalisme.

Les organisations financières sociales sont étroitement liées à des mouvements sociaux, environnementaux, syndicaux, communautaires et coopératifs. Elles misent sur un processus démocratique qui correspond aux valeurs et idéologies communes de ses membres, variant selon les cultures et besoins. Un modèle encore peu connu de plusieurs, mais qui a fait son bout de chemin.

«C’est depuis une trentaine d’années que ce type d’organisation a réellement pris sa place dans le monde. Il y a entre 10% et 20% d’augmentation par année de capital géré par l’ensemble des organisations», souligne en entrevue Giovanni Acquati, qui était président de l’INAISE il n’y a pas longtemps, et qui est l’initiateur du Sommet et du Réseau.

Réseau
Les conférences, ateliers et échanges au programme du Somme ont permis à l’ensemble des organisations financières d’économie sociale de partager leurs expériences dans le but d’accroître leur clientèle. Celles-ci pourront être développées grâce à un tout premier Réseau mondial de finance sociale et solidaire, qui sera géré par l’INAISE.

Trois grandes lignes directrices seront suivies. «Nous souhaitons d’abord devenir un lieu d’échange mondial qui permettra de mettre en place de nouveaux modèles d’économie sociale. Ceci nous permettra ainsi de contrer l’économie spéculatrice qui travaille à faire de l’argent. Enfin, nous allons tenter de réunir des organisations financières sociales existantes afin de créer des banques de grande ampleur», décrit M. Acquati.

Banques
La création de banques d’économie sociale d’envergure mondiale est sans doute le projet le plus ambitieux. «Cela permettrait de financer de grands projets qui correspondent à notre mission. Chaque organisation pourrait investir la somme souhaitée, et de là, pourrait être lancée une banque. Par exemple, des Inuits veulent démarrer un projet d’énergie éolienne. Avec une association financière sociale, telle qu’on les connaît en ce moment, cela ne serait pas possible, mais avec un plus gros budget, des portes seraient ouvertes», explique Gérald Larose.

M. Larose mentionne par ailleurs que la création de banques d’économie sociale est un projet à long terme, qui devra d’abord s’alimenter de débats publics alertant la population et les décideurs publics sur l’économie dite capitaliste.

«Il faudra se battre contre les cultures qui choisissent de faire plus d’argent au détriment de valeurs sociales. Il y a beaucoup de travail de sensibilisation à effectuer pour faire comprendre qu’il vaut mieux miser sur la qualité et faire moins d’argent, que de miser sur la quantité pour empocher toujours plus d’argent», conclut Giovanni Acquati.

La CESD existe depuis 37 ans. Elle siège à Québec, Montréal, Joliette et au Nunavik. Elle offre des services à 10 293 membres répartis dans 2665 associations. Son volume d’affaires est de 846 M$. Quant à l’INAISE, elle a été créée en 1989 à Barcelone. Elle compte plus de 600 000 clients, dont 20 000 entrepreneurs sociaux. L’organisation gère des actifs de plus de 5 milliards d’euros

Repenser l'économie pour l'homme - La Presse Affaires - 05-juin-2008 Giovanni Acquati. conseil d'administration d'INAISE
Entrevue avec Giovanni Acquati et Clément Guimond - Sommet Inaise - Le Cours, Rudy

"L'économie est faite pour les gens. À ce titre, elle a une obligation de résultat. Elle doit contribuer à leur bien-être." Ainsi commence le préambule de la Charte de l'Association internationale des investisseurs dans l'économie sociale (INAISE) qui doit être adoptée demain à Québec dans le cadre du premier Sommet mondial de la finance sociale et solidaire où sont conviés 160 financiers provenant de 39 pays.

"Nous poursuivons trois objectifs, explique en entrevue Giovanni Acquati, président d'INAISE. Nous sommes un lieu de débats et d'études sur les finances solidaires et sociales. Nous voulons participer au développement d'instruments financiers, participer à la naissance d'institutions et nous voulons faire de la finance à caractère social." Bref, créer de la richesse qui lie les dimensions sociale, économique et environnementale de la vie plutôt que de simplement gonfler les avoirs de Wall Street.

L'événement se déroule à Québec grâce à l'engagement de la Caisse d'économie solidaire Desjardins. Forte de 10 293 membres, elle a un volume d'affaires de quelque 845 millions de dollars et se classe 47e rang au chapitre de l'actif parmi les 536 caisses du réseau de l'institution lévisienne. "Nous voulons avec l'INAISE lancer un
réseau mondial d'institutions où se font du microcrédit, du capital-risque et des fonds d'investissement axés sur l'économie sociale et solidaire", poursuit Clément Guimond, organisateur principal du Sommet et coordonnateur de la Caisse, de 1986 à 2007.
L'INAISE a choisi Québec comme ville hôtesse de son premier Sommet pas tant parce qu'elle célèbre ses 400 ans, mais pour marquer la volonté de l'organisme d'assurer sa présence sur les cinq continents. Créée en 1989 à Barcelone, l'INAISE compte 48 membres répartis dans 28 pays, à majorité européens. Ensemble, elles ont un actif qui dépasse les 5 milliards d'euros (7,8 milliards CAN).

Outre la Caisse d'économie solidaire, l'INAISE compte parmi ses membres la banque néerlandaise Triodos, à vocation environnementale, la Banca Etica d'Italie, dont M. Acquati est membre fondateur, la Charity Bank du Royaume-Uni et plusieurs institutions scandinaves. "La finance sociale et solidaire préconise le respect de l'homme et de l'environnement, poursuit M. Acquati, diplômé en comptabilité qui a fait ses classes dans une banque lombarde. On ne cherche pas seulement à faire de l'argent. On veut lui donner du sens." Voilà pourquoi les dimensions formation et échange revêtent tant d'importance. Les écoles d'économie ou de finances classiques fournissent un bon bagage théorique et technique, mais offrent peu de savoir en matière de solidarité ou de respect de l'environnement.

Les délégués auront droit à une présentation de Riccardo Petrella, président du Groupe de Lisbonne qui a amorcé une réflexion critique sur les limites du libéralisme il y a une vingtaine d'années. Il parlera des enjeux de ce qu'il appelle la "financiarisation" de l'économie mondiale.

Les délégués échangeront sur leurs expériences et les possibilités de créer un modèle économique de rechange dans un contexte de mondialisation. Ils se pencheront aussi sur le financement d'énergies soutenables et approfondiront le concept d'investissement socialement responsable.

Les délégués mettront fin à leurs travaux avec l'adoption de la Charte dont le texte leur sera soumis demain. Ils se donneront rendez-vous l'an prochain au Luxembourg. L'assemblée de l'INAISE, qui aura alors un nouveau président, coïncidera avec les assises quadriennales du Réseau international d'économie sociale et solidaire (RIPESS). Présents sur cinq continents, les représentants américains de son conseil d'administration sont Gérald Larose et Éthel Côté. Ils seront très actifs aujourd'hui et demain à Québec.

© 2008 La Presse. Tous droits réservés.

Le système financier actuel est insoutenable - Le Soleil 05-juin-2008
par Riccardo Petrella, Professeur émérite, Université catholique de Louvain

L'économiste réputé participe au premier Sommet mondial de la finance responsable à se tenir à Québec.
Le système financier actuel est insoutenable Il est urgent de redessiner le système financier actuel car il est "insoutenable" sur le plan économique, social et politique. De plus, il s'avère incapable de participer à la construction d'un futur pour tous devant les nouveaux enjeux planétaires du changement climatique.

Insoutenable car son code génétique - qui fait de la création de richesse pour les détenteurs privés du capital investi la raison d'être de tout le système - l'empêche de donner une quelconque priorité au droit à la vie pour des milliards d'êtres humains. Les dégâts causés aux plus démunis par la dernière crise financière dite des subprimes et le scandale de la crise alimentaire qui touche les aliments de base tels le pain et le riz démontrent que le système actuel n'est pas fait pour valoriser les énormes richesses financières du monde (en croissance) au service du droit à la vie de tous les peuples et de tous les humains.

L'ensemble des travaux du GIEC (Groupe international d'études sur le climat) souligne que l'augmentation de la température moyenne de la planète se traduit par des changements climatiques majeurs qui affectent la disponibilité et l'accès à l'eau, à la nourriture, à la santé, à l'habitat, à la sécurité d'existence. Selon ces travaux, les effets dévastateurs toucheront davantage les régions et les pays habités par les populations pauvres, qui souffrent déjà de graves problèmes environnementaux, économiques et sociaux. Pour maintenir la hausse de température en dessous de 1,8 à 2 degrés maximum d'ici l'an 2100, il faudra investir massivement dans la reconstruction de l'habitat humain (villes et bidonvilles) et du système de transport sur route, dans la transformation radicale des modes de production agricole et industrielle, dans la protection du territoire...

Cela signifie repenser les notions de richesse pour mettre l'accent sur les richesses communes, de sécurité et de souveraineté, de biens économiques en valorisant la sécurité collective et la souveraineté partagée responsable, en redécouvrant des biens communs mondiaux tels l'eau, la forêt... et en cessant de considérer la croissance de la consommation comme la clé du progrès des sociétés humaines.

Or, au lieu de s'orienter vers la recherche d'une nouvelle conception de la finance pour garantir la sécurité d'existence pour tous, grâce à la production et à l'accès aux biens et aux services communs indispensables et insubstituables à la vie et au vivre ensemble, les classes dirigeantes actuelles proposent de renforcer le rôle de la finance privée, d'intensifier la marchandisation de la vie, de la santé, de l'eau, des forêts et d'universaliser la privatisation des services publics même locaux.

En outre, loin de remettre le pouvoir de la finance au contrôle des pouvoirs publics nationaux et internationaux démocratiquement élus, on assujettit les pouvoirs publics aux marchés financiers et on favorise l'indépendance-autonomie et la liberté politique des oligarchies financières. Il est impensable de laisser la direction des changements climatiques aux groupes financiers privés. Le changement climatique est et sera essentiellement un changement sociétal.

Dès lors, nos sociétés ne peuvent pas se contenter de laisser des solutions de "finance alternative" en marge du système telles que sont, à l'heure actuelle, la finance éthique, l'eco-finance, la finance pour les pauvres, la finance locale, et certaines formes de finance sociale. Ces alternatives constituent certainement des avances importantes et le point de départ de nouveaux chemins. Sans mutation structurelle au coeur du système, cependant, elles sont destinées à rester des solutions périphériques.

La propriété doit être commune et publique pour tout ce qui a trait aux biens et aux services indispensables et insubstituables pour la vie et le vivre ensemble, et mise sous la responsabilité de la communauté, du local au mondial, à travers aussi une génération nouvelle de taxation. Il faut apprendre surtout à développer la responsabilité collective de la propriété des biens communs mondiaux.


Radio Canada : Montréal et Québec sont les hôtes jusqu'à vendredi du premier Sommet mondial de la finance sociale et solidaire - 4 juin -

Organisé par l'Association internationale des investisseurs dans l'économie sociale (INAISE) avec la Caisse d'économie solidaire Desjardins, il rassemble 160 financiers originaires de 42 pays.
Dans un premier temps, ils visiteront des projets à Montréal et à Québec, puis assisteront à la conférence annuelle 2008 à Québec.

Ces financiers profiteront de la rencontre pour lancer le premier réseau mondial de la finance sociale et solidaire. L'association INAISE, présente en Europe, souhaite s'étendre à l'Amérique du Nord, du Sud, à l'Asie, à l'Afrique et à l'Océanie.

"INAISE est fière de consolider un réseau mondial de la finance solidaire en partant de la base, c'est-à-dire en misant sur des réseaux régionaux et en se dotant d'une charte qui établira une vision, une mission et un projet basés sur des valeurs communes."— Giovanni Acquati, président d'INAISE

La finance sociale vue par un Québécois

En entrevue à la radio de Radio-Canada, le coordonnateur général de la Caisse d'économie solidaire Desjardins, Clément Guimond, a expliqué que la finance sociale est une tentative pour faire circuler l'argent autrement dans une économie qui carbure à la spéculation. Selon lui, c'est mettre l'argent au service d'objectifs sociaux, d'objectifs de développement, à partir des localités.

Clément Guimond fait remarquer que l'économie est plus présente que jamais dans nos vies, contrairement à l'avis de l'économiste anglais Adam Smith qui croyait que la vie de l'économie serait provisoire.

"On a l'impression d'être plus une partie du marché qu'une partie d'une société." — Clément Guimond, coordonnateur général de la Caisse d'économie solidaire Desjardins

À la question de savoir comment convaincre les gens que les économistes sociaux ont raison, Clément Guimond répond que la réalité est en train de nous servir.

"On est de plus en plus nombreux à dire que, quand on est rendu à spéculer comme on le fait actuellement sur la famine dans le monde, il y a quelque chose qui ne roule pas rond. Parce que la crise alimentaire, ce n'est pas les biocarburants." — Clément Guimond

Selon M. Guimond, les biocarburants n'ont fait qu'ouvrir un nouvel espace de spéculation. Il ajoute que la façon de développer l'économie autant sur le plan environnemental que sur le plan humain nous pose des problèmes pour l'avenir de la vie en société.

"Nous, on essaie de développer sur le terrain des pratiques différentes qui démontrent qu'il y a moyen de faire belles choses, de grandes choses autrement et sans pour autant dilapider notre argent." — Clément Guimond

M. Guimond cite l'exemple du Cirque du Soleil que la Caisse a soutenu à ses débuts. Si elle avait jugé le projet uniquement sur les critères de rentabilité, elle n'aurait pas aidé le cirque à se faire valoir, dit-il.

Pour les organisateurs du sommet, les institutions de la finance sociale et solidaire qui se multiplient sur tous les continents renforcent leur parole publique face aux grands acteurs de la mondialisation.

La finance sociale mondiale se réunit à Québec, Le Devoir ÉCONOMIE, 03-juin-2008

Turcotte, Claude

Le premier sommet mondial de la finance sociale et solidaire a lieu à Québec cette semaine avec la participation de 160 financiers provenant de 39 pays qui s'entendront pour lancer ce que l'on pourrait appeler le premier réseau financier de gauche au monde à être présent sur tous les continents.

Cela peut sembler paradoxal, mais il suffit de jeter un coup d'oeil sur la réalité actuelle pour comprendre la démarche, comme le fait Clément Guimond, coordonnateur général de la Caisse d'économie solidaire Desjardins: «Lorsque, sur cette planète, on en est rendu à spéculer sur le droit à la nourriture et que la famine est liée aux fluctuations boursières, on se prépare un avenir bien sombre si on ne réagit pas. À côté du système financier et de la financiarisation de l'économie, que propose-t-on?»

On voudra en somme au cours de ce sommet définir une vision commune à tous les organismes financiers sociaux et solidaires du monde, les faire travailler en réseau et se concerter sur des projets communs. Sans que l'on ait de chiffres financiers précis sur les actifs de toutes ces institutions financières au gabarit très différent, on peut dire qu'elles représentent collectivement une force financière qui se situent dans les milliards.

Le sommet qui aura lieu à Québec n'est pas le résultat d'une génération spontanée, bien au contraire. À l'origine, il y a l'INAISE (en anglais) ou l'Association internationale des investisseurs de l'économie sociale, créée à Barcelone en 1989 à l'initiative de sept organisations financières de l'économie sociale. Actuellement, l'INAISE compte 48 membres dont 35 en Europe provenant de 28 pays. Ces membres totalisent des bilans de 7,7 milliards de dollars. Avec l'épargne et les investissements de 600 000 clients ils financent 20 000 entrepreneurs sociaux et des centaines de milliers de microentrepreneurs. Les financements varient de 8000 $ à 12,5 millions par projet. Parmi ces entreprises, on retrouve par exemple Charity Bank au Royaume-Uni qui a présentement 19 millions de dollars en prêts consentis, pour des investissements totaux de 14 millions depuis 2002. Au Canada, il y a notamment Vancity, qui existe depuis 1946 et qui a des actifs de 14 milliards et 390 000 membres.

Pour sa part, la Caisse d'économie solidaire Desjardins, qui s'est taillé une niche exceptionnelle dans l'économie solidaire au Québec depuis une trentaine d'années est devenue membre de l'INAISE en 2001. Il y a trois ans, une démarche a été entreprise pour voir vers quoi cette association s'en allait. La décision a été prise de redonner la vocation que l'on avait voulu lui attribuer en 1989, à savoir qu'elle soit une organisation tout à fait internationale et qu'elle jouisse d'une capacité plus large dans le contexte de la mondialisation financière.

Pour marquer de façon très nette le renouveau envisagé pour l'INAISE, on a eu l'idée de tenir une réunion hors d'Europe. Comme la Caisse d'économie solidaire Desjardins a sa base principale à Québec et que 2008 marque le 400e anniversaire de cette ville, le choix de cette ville pour le sommet s'est imposé tout naturellement, d'autant plus que ce serait en même temps une reconnaissance pour tout ce qui se fait au Québec en économie sociale et qui suscite l'admiration à l'étranger. D'ailleurs, 80 des délégués venus de l'étranger passeront quelques jours à Montréal pour visiter notamment le Carrefour financier solidaire, la Société de développement Angus, la Cité des arts du cirque et le théâtre La Tohu. Pour sa part, la Caisse d'économie solidaire Desjardins, avec des centres de service à Québec, Montréal, Joliette et au Nunavik, a 10 293 membres, dont 2665 associations et entreprises d'économie provenant des milieux syndicaux, coopératifs, communautaires et culturels. Son volume d'affaires a été de 846 millions et en hausse de 10,9 % en 2007. La Caisse a participé à l'organisation de ce congrès de Québec. Pour M. Guimond ce sommet constitue un événement extraordinaire pour terminer sa longue carrière de 30 ans, dont 25 ans comme coordonnateur général de cette Caisse, qu'il quitte à la fin de la semaine. Paul Ouellet, un vieux routier de l'économie solidaire lui succède.

Pour ce qui est du sommet lui-même, on a confié Ricardo Petrella la tâche de brosser un tableau de la financiarisation de l'économie mondiale, de son émergence et des enjeux qu'elle pose et de ses conséquences, un portrait qu'il présentera à la manière de ce qu'il a fait dans le passé pour le phénomène du néo-libéralisme. On n'est pas arrivé à la situation actuelle par hasard, explique M. Guimond. «Il faut comprendre cela et mettre au point des stratégies pour changer le parcours. Il faut redonner un sens différent à l'argent, remettre l'argent en circulation avec des objectifs différents auprès de clientèles qui ont été larguées», explique-t-il. À cet égard, même certaines sociétés disant avoir une vocation d'économie solidaire sont menacées de tomber dans le piège de la spéculation boursière, d'où l'importance de bien établir la voie à suivre.

Une fois, la vision générale bien établie au terme de la première journée, les participants prendront la deuxième journée pour se retrouver en différents groupes de travail sur des projets d'action plus spécifiques: une initiative Nord-Sud pour le financement d'énergies soutenables, à partir de l'idée d'imaginer un système mutualisé. On pense aussi à la création d'un observatoire de la finance solidaire, qui serait un lieu d'échange, un centre de connaissances structuré. Un autre groupe de travail se penchera sur les outils de finance sociale à mettre en place pour financer l'économie sociale en Asie. On envisage par ailleurs de créer une commission mondiale de la finance.

Premier sommet mondial de la finance sociale et solidaire organisé par INAISE et la Caisse d'économie Solidaire Desjardins - Marie Reine Roi (Cecosol)

Québec, le 29 mai 2008 - La Caisse d’économie solidaire sera l’hôtesse du premier Sommet mondial de la finance sociale et solidaire. Du 2 au 6 juin 2008, d’abord à Montréal puis à Québec, elle recevra 160 financiers provenant de 42 pays.

Cette première donnera lieu à un moment historique, soit le lancement du premier réseau mondial de la finance sociale et solidaire. L’association INAISE s’élargit à l’Amérique du Nord et du Sud ainsi qu’à l’Asie, à l’Afrique et à l’Océanie. « INAISE est fière de consolider un réseau mondial de la finance solidaire en partant de la base, c’est-à-dire en misant sur des réseaux régionaux et en se dotant d’une charte qui établira une vision, une mission et un projet basés sur des valeurs communes », se réjouit Giovanni Acquati, président de l’Association.

Ainsi, les institutions de la finance sociale et solidaire qui se multiplient sur tous les continents renforcent leur parole publique face aux grands acteurs de la mondialisation. « Lorsque sur cette planète on en est rendu à spéculer sur le droit à la nourriture et que la famine est liée aux fluctuations boursières, on se prépare un avenir bien sombre si on ne réagit pas. À côté du système boursier et de la financiarisation de l’économie, que propose-t-on ? », demande Clément Guimond, ex-coordonnateur général de la Caisse d’économie solidaire Desjardins, qui a pris en charge l’organisation du Sommet mondial.

Devant l’urgence d’agir pour un développement respectueux et durable de nos sociétés et la construction plus équitable de notre monde, nous devons nous lier, nous appuyer, innover et agir ensemble.

La Caisse d’économie solidaire se réjouit d’être l’hôtesse et l’organisatrice de ce premier Sommet mondial, une marque de confiance exprimant que le modèle québécois de la finance sociale et solidaire est fécond en projets originaux et audacieux reconnus internationalement.

Le président d’INAISE souligne que l’expérience du Québec constitue une belle source d’inspiration à partager sur tous les territoires. « Nous nous appuyons sur ce modèle pour entreprendre nombre de projets. C’est en ce sens qu’INAISE souhaite consolider son lien avec l’Amérique pour s’imposer comme une référence internationale en matière de développement du crédit socialement responsable », précise Giovanni Acquati.

Caisse d’économie solidaire
La Caisse d’économie solidaire est l’institution financière de l’action collective et solidaire au Québec. C’est une équipe de 89 personnes qui donnent le meilleur d’elles-mêmes pour développer depuis 37 ans l’économie sociale et solidaire. Dans le domaine du financement d’entreprises collectives, la Caisse offre ses produits et ses services partout au Québec à partir de quatre centres de services situés à Québec, à Montréal, à Joliette et au Nunavik. La Caisse constitue un carrefour où se croisent 10 293 membres, dont 2 665 associations et entreprises d’économie sociale et solidaire provenant des réseaux syndical, coopératif, communautaire et culturel. Son volume d’affaires annuel est de 846 millions $, en hausse de 10,9 % en 2007, et son actif la classe au 47e rang parmi les 536 caisses membres du réseau Desjardins.

INAISE
Créée à Barcelone en 1989, l’Association Internationale des Investisseurs dans l'Économie Sociale (INAISE) compte 48 membres, 38 membres effectifs (organismes financiers) et 10 membres associés (organismes non financiers), représentant 28 pays du monde (35 membres en Europe). Les membres d’INAISE affichent un total de bilans de plus de 5 milliards d’euros. Grâce à l’épargne et aux investissements de plus de 600 000 clients, ils financent plus de 20 000 entrepreneurs sociaux et des centaines de milliers de microentrepreneurs par l’intermédiaire d’institutions de microcrédit partenaires. Exclusion faite des microcrédits, les financements varient entre 8 000 et 12,5 millions d’euros par projet. Cette puissance financière des membres témoigne de la pertinence de l’Association et de sa représentativité.

Pour plus d’informations : Marie-Reine Roy, Caisse d’économie solidaire Desjardins, 514 598-1666 poste 127, 514 916-1955, marie-reine.roy@cecosol.coop
www.inaise.org ; www.cecosol.coop

12 June 2008: 32nd Annual General Meeting Oikocredit in Hyderabad
Microfinance: Investments with a social return


Hyderabad - India, 11 June 2008 – The 32nd Annual General Meeting of Oikocredit – one of the leading financiers of microfinance worldwide – decided to pay a dividend of 2% to its members for the 15th year in a row. This may come as a surprise, considering the higher returns some new microfinance funds are promising.

Investors choose Oikocredit for its social vision and are keen on receiving the highest social return while accepting a modest financial return. Oikocredit was created to be a profitable organization but chooses not to maximize its profit for the sole benefit of its shareholders. Profits are geared to service not only investors, but also project partners such a microfinance institutions and cooperatives of farmers. This choice has allowed Oikocredit to grow to the level of sustainability and success reflected by its 2007 key figures: € 135 million disbursed to new projects and a total outstanding capital of € 277 million.

Despite an impressive increase of 22% in Oikocredit’s net inflow and a total member capital in 2007 of € 319 million, the demand for credit continues to outpace supply. The need of the microfinance sector for funding is growing as institutions are heading towards sustainability and growth in outreach. Oikocredit needs more funds, not only to meet this growing demand, but also to develop tools to measure and monitor the sector’s social performance. Measuring social performance and assessing the social vision and true impact of its partners, is and will continue to be Oikocredit’s highest priority in the coming years.

India- rupee loans to avoid exchange risks

Oikocredit has been active in India for over 20 years. In 2004, a local subsidiary was created: Maanaveeya Holdings & Investments (P) Ltd, allowing Oikocredit to provide rupee loans. As a result, the borrowers are no longer exposed to foreign exchange risks. In the past four years, Maanaveeya has built up a portfolio that now holds 32 microfinance partners with a capital outstanding of 1.60 billion rupees (€ 26 million). Today, Maanaveeya is exploring the possibility to also reach out to businesses such as fair trade organizations.

Fair trade and microfinance

Oikocredit goes beyond microfinance and provides services that also reach organizations aimed at the working poor. In addition to cooperatives of farmers, Oikocredit supports fair trade organizations and producers engaged in fair trade. During the meetings, members of Oikocredit took part in a lively debate exploring the linkage between fair trade and microfinance: a topic particularly interesting to explore in the Indian context where microfinance is booming and fair trade actors are exploring ways to develop new domestic perspectives.

Contact for further information
Ms Karima Wardak 91 40 2332 5678 or e-mail kwardak@oikocredit.org

29 February 2008 –  Triodos Bank announces strong growth, of 23%, in 2007 - communiqué en français

Triodos Bank’s balance sheet total grew by 23% to EUR 1.9 billion. The bank’s net profit rose by 46% to EUR 9 million. Earnings per share rose by 13%, to EUR 3.85.
The total funds entrusted to the Triodos Bank Group, consisting of Triodos Bank and the managed funds, grew by 17% in 2007 to EUR 3.3 billion.

Public concern about climate change prompted significant interest in Triodos Bank during the year. So much so that 2007 can justifiably be called the year of the Sustainable Breakthrough. There is extensive interest in the issue of sustainability across Europe.

CEO Peter Blom says: “The extra interest in Triodos Bank and the increased demand for our sustainable products is built on our work over 27 years: investing consistently and exclusively in companies and projects which contribute to sustainability, to a society which enjoys a higher quality of life.”
Sustainable development is advancing apace. And Triodos Bank is no longer the only company striving for it. Peter Blom: “The spread is welcome, but can be accompanied by superficiality. Sometimes sustainability appears to be merely a marketing gimmick. Deepening remains of great importance. But Sustainability is about much more. It’s about a different view of the economy, society and ecology. That is what Triodos Bank wants to continue to focus on over the coming years.”

Credit crunch
Peter Blom: “By sticking firmly to our own approach, the crisis currently impacting on the banking industry is bypassing Triodos Bank. This crisis is the caused by losing touch with the real economy. Triodos Bank makes the conscious choice to remain close to the real economy. We do not get involved in speculative derivates. Instead the bank invests its savings in concrete sustainable businesses and has direct contact with the entrepreneur. That too is a form of sustainability.”

Financial results
The bank’s income rose by 29% in 2007 to EUR 59 million. The commission income in 2007 made up 34% of the total income (2006: 33%).
The net profit rose by 46% to EUR 9.0 million. Earnings per share calculated over the average number of issued shares over the financial year was EUR 3.85, a rise of 13%. The bank proposes paying a dividend of EUR 1.95 per share (2006: EUR 1.80). This makes the pay-out ratio 51% (2006: 53%).
The profit target for the medium term is 7% on the bank’s shareholders’ equity. The mature offices (The Netherlands, Belgium and the United Kingdom) have already achieved that level. This is not yet the case for the office in Spain. Spain is expected to be able to achieve a comparable return within a few years.
The solvency ratio (or BIS ratio), an important measure of the financial strength of a bank, rose significantly in 2007 from 13.5% at the end of 2006 to 17.8% at the end of 2007. This percentage is well above the statutory minimum of 8%.

100% climate neutral
Triodos Bank is reducing the impact of its activities and services on the environment to an absolute minimum by taking steps to conserve energy and use green power. The remaining CO2 emissions are offset with CO2 credits. Triodos Bank is the first bank in the world to be 100% CO2 neutral since 2000.

Sustainable banking
Triodos Bank is an independent bank which stands for sustainable and transparent banking. The bank, which was founded in 1980, does not set concern for people and the environment against a good financial return in the short term, but is convinced that they will actually strengthen one another in the longer term.

Triodos Bank enables money to work for positive social, environmental and cultural change. It offers a comprehensive range of banking services for social businesses, charities and groups along with a variety of savings accounts and sustainable investment funds for individuals.

Triodos Bank only lends money to organisations and businesses that benefit people and the environment.
Triodos Bank has 153,000 customers and a portfolio of 6,400 loans. The bank has offices in The Netherlands, Belgium, the United Kingdom and Spain and an agency in Germany. The bank has 400 co-workers.

Triodos Bank again anticipates strong growth in its activities in 2008. The bank expects to contribute actively to the social debate about how to make our lifestyle sustainable, in words and actions and by further disseminating the bank’s knowledge and experience in the field of sustainable financing and banking.
 

29 février 2008 - La Banque Triodos clôture l’exercice 2007 sur une croissance de 23 %. 

Le total du bilan de la Banque Triodos en hausse de 23 %, se monte à 1,9 milliard EUR, en 2007. Le bénéfice net est en hausse de 46 %, à 9 millions EUR. Le bénéfice par action augmente de 13 % , à 3,85 EUR. Le montant total des fonds en gestion auprès du Groupe Triodos Bank, comprenant la Banque Triodos et les fonds en gestion, a progressé de 17 %, pour atteindre 3,3 milliards EUR.

2007, l’année de tous les succès pour la Banque Triodos en Belgique
Investir de manière cohérente et exclusive dans des entreprises et des projets axés sur le développement durable et la qualité de vie: telle est la mission de la Banque Triodos, seule véritable banque durable en Belgique. La succursale belge de la Banque Triodos fête son 15e anniversaire avec d’excellents résultats.

La Banque Triodos Belgique clôture l’exercice sur un bilan total de 431 millions EUR, en hausse de 24 % par rapport à 2006. Son portefeuille de crédits a augmenté de 25 %, à 186 millions EUR. Les dépôts de la clientèle se sont accrus de 23 %, à 415 millions EUR. Le bénéfice net, de 1,5 million EUR, fait un bond de 16 %. Fin 2007, la Banque, qui sert plus de 25.000 clients, employait 40 collaborateurs; elle compte élargir sensiblement son personnel en 2008.

La prise de conscience généralisée des problèmes liés au climat a placé la Banque Triodos au cœur de l’actualité. Dans son édition belge de mars/avril 2008, le magazine Test-Achats qualifie la Banque Triodos de modèle absolu en matière de banque durable. Olivier Marquet, directeur de la Banque Triodos en Belgique se réjouit. « En tant que pionnier et expert dans le domaine de la banque durable, cette reconnaissance nous confirme dans notre action».

Expert en matière de banque durable
La Banque Triodos peut se prévaloir de plus de 27 ans d’expérience et de savoir-faire dans les produits et services financiers durables. Créée en 1980 aux Pays-Bas, elle existe en Belgique depuis 1993. Elle est également implantée en Grande-Bretagne, en Espagne et en Allemagne et dessert désormais la France à partir de la Belgique. En 2007 la banque a accordé pour plus de 40 millions EUR de crédits éoliens en France. Elle propose des produits d’épargne, des fonds de placement, des crédits d’entreprise et des financements de projets. Sa clientèle est constituée d’une part d’épargnants particuliers, d’investisseurs, d’organisations et de pouvoirs publics soucieux de voir investir leurs réserves financières de manière transparente et durable et d’autre part d’entreprises et d’organisations qui veulent avoir, pour le financement de leurs projets durables, un interlocuteur expert dans leur domaine.

Importance des moyennes entreprises pour le développement durable
Les moyennes entreprises constituent un groupe cible de l’octroi de crédits de la Banque Triodos. Il s’agit d’entreprises familiales et de sociétés qui emploient entre 50 et 1000 travailleurs et enregistrent une croissance rapide alliée à une évolution appréciable de leur rendement. Songeons par exemple aux entreprises commerciales actives dans l’agriculture biologique, qui connaît actuellement un succès croissant (Biofresh, EXKi, Origin’o, Fromagerie des Ardennes) dans le secteur du commerce équitable (Oxfam Fairtrade, Max Havelaar) ainsi que dans le domaine de la technologie environnementale (Fines), de la construction durable (Plate-forme Maison Passive, Cluster Éco-construction) et de l’énergie durable (Ecopower, Electrawinds Solar, les éoliennes de Perwez).

Crise des crédits hypothécaires
La Banque Triodos passe à côté de la crise qui frappe actuellement le monde bancaire, phénomène qu’elle estime découler d’une politique très éloignée de l’économie réelle. Elle a pour sa part sciemment choisi de rester extrêmement proche de l’économie réelle et de ne pas se lancer dans les produits dérivés à caractère spéculatif : elle investit l’épargne dans des projets concrets et durables. Elle entretient des contacts directs avec ses clients crédits. Cela aussi constitue une forme de durabilité.

Succès de l’émission d’actions
Entre les mois d’avril et de juin 2007, les différentes succursales de la Banque Triodos ont mené une campagne très réussie en vue d’augmenter les fonds propres du groupe. Plus d’un million de nouvelles actions ont été émises à cette occasion, pour un accroissement des fonds propres de 61 %, à 200 millions EUR,. Ces souscriptions émanent des investisseurs tant particuliers qu’institutionnels, parmi lesquels plusieurs fonds de pension néerlandais. Le nombre de détenteurs de certificats est passé de 9000 à 12.000, dont 2.400 en Belgique, en 2007.

Résultats financiers de Triodos Bank NV
La banque clôture l’exercice sur une augmentation de 29 % de ses revenus, à 59 millions EUR (2006 : 46 millions EUR). Les revenus des commissions représentent pour leur part 34 % (2006 : 33 %) du total des profits en 2007.

Le bénéfice net s’est accru de 46 %, pour atteindre 9 millions EUR (2006 : 6,1 millions EUR). Le bénéfice par action, calculé sur la base du nombre moyen d’actions en circulation au cours de l’exercice, est de 3,85 EUR (2006 : 3,40 EUR), en hausse de 13 %. La Banque se propose de payer un dividende de 1,95 EUR par action (2006 : 1,80 EUR), pour un taux de distribution de 51 % (2006 : 53 %).

A moyen terme, elle vise un bénéfice de 7 % sur ses fonds propres. Notons que cet objectif est déjà atteint par les succursales ayant atteint leur stade de maturité à savoir les Pays-Bas, la Belgique et le Royaume-Uni); l’Espagne n’en est pas encore là mais selon toute probabilité, elle atteindra ce rendement dans quelques années.

Le ratio de solvabilité (ou ratio BIS), qui indique la surface financière des banques, est passé de 13,5 % à la fin 2006 à 17,8 % à la fin 2007. Ce chiffre est largement supérieur au minimum légal de 8 %.

Excellentes perspectives d’avenir
La Banque Triodos devrait enregistrer une nouvelle croissance importante de ses activités en 2008. Elle a l’intention de participer activement au débat de société sur la dimension durable de nos modes de vie, en continuant par ailleurs à propager et à mettre en pratique ses connaissances et son expérience dans le domaine du financement et de la banque durables.


21 February 2008 - Ethisch-ökologische GLS Bank stellt zwei neue Kreditkartenprojekte für eine bessere Zukunft vor

Die GLS Bank stellt heute auf der „Biofach“-Messe in Nürnberg zwei neue Projekte vor, die sie gemeinsam mit dem Kinderhilfswerk terre des hommes und dem BUND entwickelt hat. Wer diese Kreditkarten besitzt, fördert ohne Mehrkosten automatisch zwei sinnvolle Projekte. Mit der terre des hommes-MasterCard werden Mädchen in aller Welt gefördert, die sonst kaum Zukunftschancen hätten. Und mit der BUND-Wildcard wird ein Projekt zum Schutz der Lebensräume von Wildkatzen finanziert. Der Clou: Aus dem Umsatz mit den Kreditkarten zahlt die GLS Bank aus ihrer Provision eine Spende an ihre Partner. Ein Wechsel der bestehenden Bankverbindung ist nicht erforderlich.

Die GLS Bank, die sich seit Jahren sehr gut entwickelt, möchte den Trend hin zu nachhaltigen Geldanlagen noch stärker fördern und neue Kundinnen und Kunden gewinnen. „Wir freuen uns, den 400.000 Mitgliedern des BUND und den vielen Spendern von terre des hommes mit diesem Angebot eine weitere einfache Möglichkeit anbieten zu können, Gutes zu tun“, so Thomas Jorberg, Vorstandssprecher der GLS Bank bei der Vorstellung der Projekte.

Die Kreditkartenprojekte werden heute im Rahmen der weltweit größten Leitmesse der Biobranche in Nürnberg vorgestellt. Die Produktion der Kreditkarten kann damit anlaufen. In einigen Wochen werden sie zur Verfügung stehen.Neben Vertretern von GLS Bank, Bund für Umwelt und Naturschutz Deutschland (BUND) und terre des hommes wird auch die langjährige ARD-Tagesschau-Sprecherin Dagmar Berghoff anwesend sein. Als Botschafterin des Kinderhilfswerks terre des hommes unterstützt sie das Kreditkartenprojekt. Sowohl terre des hommes als auch der BUND hoffen durch die Kooperation mit der GLS Bank eine Erhöhung der Mitglieder- und Spendenzahl. Mit den Erlösen der terre des hommes-MasterCard werden Schulprojekte in Indien und Burkina Faso finanziert. Jugendliche erhalten dadurch die Perspektive, ihr Leben eigenverantwortlich zu gestalten. Mit den Erlösen der BUND-Wildcard werden in Mittel- und Westdeutschland die Lebensräume der Wildkatze erforscht sowie Büsche und Bäume gepflanzt um die Landschaftszersiedelung zu reduzieren. Dadurch sollen die Lebensräume der Wildkatzen, aber auch die von Dachsen und Baummardern, deutlich verbessert werden.

Die Jahresgebühr für die Kreditkarten beträgt 30.- Euro. Darüber hinaus fallen für den Kunden keine weiteren Kosten an. Der oder die Kundin braucht sich nur zu entscheiden, ob das BUND-Projekt oder das terre des hommes-Projekt unterstützt werden soll. Bei beiden Karten handelt es sich um eine MasterCards mit monatlicher Abrechnung.

5 February 2008 - Oikocredit announces preliminary results for 2007

44% rise in credit for development

Oikocredit, the leading private international financier of microfinance, announced preliminary results for 2007. The figures reveal an unprecedented growth in disbursals of 44% compared to 2006: a total of €135 million was disbursed to 267 project partners. The total amount outstanding with these partners is €277 million, an increase of 33%. Considering these overall positive results, Oikocredit intends to continue paying a dividend of 2% to its members.

Oikocredit now supports 637 institutional project partners in the field, including 390 microfinance institutions (MFIs). Through these partners, Oikocredit funding reaches more than 630,000 individual clients throughout the developing world, improving millions of lives in the process.
“The figures tell a very positive story,” said Oikocredit Managing Director Tor G. Gull. “But, growth is not only measured in financial performance. It’s also a question of social impact, reaching out to those who need support most.”

Expanding investment
Credit for development has become a dynamic market, especially in the microfinance sector. In 2007, total member capital increased by 16% to €319 million. Despite this increase, demand continues to outpace supply. Several new initiatives were taken during 2007 to attract even more capital and further expand the Oikocredit investor base.
During 2007, Oikocredit began issuing shares in British pounds, Canadian dollars and Swedish kroner, in addition to Euros and US dollars.
In 2008, possibilities to offer a savings product will be explored, based on a successful pilot project in South Tirol, Italy, executed in collaboration with a local Raiffeisenbank.
Finally, in October 2007, Oikocredit took part in the launch of MicroPlace, an innovative online system of investing. A wholly owned subsidiary of E-bay, MicroPlace opens up the possibility of investing in microfinance to the retail investor in the US, starting with as little as $100.

2008: Focus on fair trade
In addition to microfinance, Oikocredit supports other types of organisations in developing countries such as fair trade producers, agriculture cooperatives, small and medium enterprises. Moving forward, Oikocredit is seeking to increase its investments in such organisations in 2008.
Oikocredit’s 2007 Annual Report will be published at the end of the first quarter of 2008 and will be available at www.oikocredit.org.

UK national results
The opportunity to invest directly in UK Pounds was launched in October 2007. To date, there have been 41 new investors from the UK providing a total investment of £351,000. “This may seem a small contribution in total, but this will help many more individuals work their way out of poverty”, said Patrick Hynes, Oikocredit’s UK National Representative. “It’s a very encouraging start, and I hope 2008 will see many more new Oikocredit investors”.
 

29 January 2008 - GLS Bank: Sehr gutes Wachstum mit werteorientierten Bankangeboten


Wertorientierte Bankangebote sind gerade in Zeiten der Finanzmarktkrise attraktiv. Die älteste ethisch-ökologische Bank Deutschlands hat im Jahre 2007 5.000 ökologische und soziale Betriebe finanziert und setzt ihr gutes Wachstum fort.

Bei der Pressekonferenz der GLS Bank an ihrem Hauptsitz in Bochum kann die Bank heute auf ein starkes Wachstum ihrer Bilanz hinweisen. Um gleich 20,4% wuchs die Bilanzsumme der Bank in 2007, von 679 Mio. Euro auf nunmehr 793 Mio. Euro. Gemeinsam mit der Stiftung GLS Treuhand e.V. sowie der GLS Beteiligungs-Aktiengesellschaft inkl. aller Fonds stieg das Geschäftsvolumen der in Bochum beheimateten GLS Bank auf nunmehr über eine Milliarde Euro an.

Die ökologisch und sozial orientierte Bank mit ihren 55.000 Kundinnen und Kunden und 15.000 Mitgliedern konnte damit ihr gutes Wachstum aus den Vorjahren noch einmal übertreffen.

Das Volumenwachstum bei einer planmäßig soliden Ertragslage bestätigte auch im vergangenen Jahr die inhaltlich wie wirtschaftliche Nachhaltigkeit dieses Konzeptes der GLS Bank.

Die Kundenkredite stiegen sogar um 26,2% bzw. 98,0 Mio. Euro auf 472,7 Mio. Euro, wie Vorstandssprecher Thomas Jorberg auf der heutigen Jahrespressekonferenz erläutert. Die Einlagen stiegen um 16,9% und 94,5 Mio. Euro auf 654,1 Mio. Euro. Das Eigenkapital, das Genossenschaftsguthaben und die stillen Beteiligungen wuchsen auf 44,2 Mio. Euro an.

Die GLS Bank engagierte sich im vergangenen Jahr verstärkt auch im Klimaschutz. Seit 2007 bietet die GLS Bank ihren Kunden ein Klimaschutzpaket zur Reduzierung von Treibhausgasen. Das Paket umfasst eine Analyse der bisherigen Co2-Emissionen, Vorschläge für Energiesparmaßnahmen sowie eine Investitionsberatung.

Im November 2007 legte die GLS Bank erfolgreich den „Sekem-Fonds“ auf: Das ägyptische Musterunternehmen „Sekem“ steht vor weiteren Entwicklungsschritten. Seit dem Kauf eines Stück Wüstenlandes von Gründer Ibrahim Abouleish, alternativer Nobelpreisträger 2003, hat sich die Initiative zu einem florierenden Unternehmen entwickelt. Bereits über 3,5 Mio. Euro (von 5,0 Mio. Euro) des Sekem-Fonds sind bereits gezeichnet.

Die GLS Bank finanziert durch Kredite Regenerative Energien, Wohnbauvorhaben,
Sozial- und Bildungseinrichtungen sowie viele nachhaltig ausgerichtete Betriebe. Die Einlagen der Kunden der GLS Bank sind nicht nur so sicher wie bei jeder anderen Bank, sondern sie haben die Gewissheit, dass ihre Einlagen nur in sinnvolle Unternehmen und Investments angelegt werden. Dies ist nicht nur das Versprechen der GLS Bank, sondern in einer beispiellosen Transparenz informiert sie alle ihre Kunden und die Öffentlichkeit über ihre Kreditvergaben und Geldanlagen.

Für die GLS Bank ist Gewinn ein Ergebnis sinnvoller werteorientierter wirtschaftlicher Tätigkeit, nicht aber das Ziel. Daher schließt sie rein spekulative Anlagen aus. Auch gebündelte Kreditverkäufe finden bei der GLS Bank nicht statt. Sie baut ihr Geschäft ausschließlich durch eine langfristige, vertrauensvolle Zusammenarbeit mit ihren Kunden auf.
 

Community Foundation Northern Ireland makes unique social investment in Charity Bank - 9 January 2008

Community Foundation Northern Ireland has announced a £500,000 capital investment in Charity Bank.

The first ever investment by a Community Foundation in the UK’s only not-for-profit bank, the funds will help Charity Bank to increase its affordable social loans to community organisations, charities and social enterprises in Northern Ireland.

Says Avila Kilmurry from Community Foundation Northern Ireland, the social investment aims to ease the sector’s transition from dependence on European funding and to increase the sustainability and impact of local third sector organisations. In addition, Charity Bank is providing a social dividend to CFNI to help develop staff expertise in building community assets.

“We are delighted to make this innovative investment and look forward to developing our relationship with the Charity Bank in the longer term”, said Avila Kilmurry, director of the Community Foundation for Northern Ireland.
Malcolm Hayday, Chief Executive of Charity Bank, welcomed the innovative investment. Says Hayday: “We look forward to developing our partnership, helping productive community asset-building and enabling disadvantaged communities to maximise income-generation. This will also strengthen the Community Foundation’s role as more than a grant-maker both in Northern Ireland and among community foundations.”

Charity Bank is a unique organisation: the world’s only authorised bank that is also a registered general charity. Launched in 2002, it aims to transform the financial landscape of the sector by facilitating a more diverse approach to funding, improving organisational strength, and setting organisations on the road to independence.

Charity Bank works to increase the long-term viability of community organisations, and the sector as a whole, supporting those working in underserved areas which typically can’t get access to finance through commercial lenders. To date it has agreed loans totalling more than £55 million for more than 500 charitable organisations, over 60% of which has been targeted in under-served communities, reaching three million people across the UK.

Organisations interested in finding out more should contact Fiona O’Toole at Community Foundation Northern Ireland on 028 90245927 or Niamh Goggin, Charity Bank on 07702 835672 for further details.

Bank Secrets Cracked - 12 December 2007

New report reveals alarming investment practices by financial groups

Today, the financial watchdog Netwerk Vlaanderen NGO (B) launches the report ‘Bank Secrets’. The dossier details the investments by 121 financial groups in companies violating fundamental human rights. The investors channel money to 13 companies selling weapons to dictators, denying people access to land and clean water, co-operating with armed rebel groups and being involved in forced relocations and heavy and irreversible pollution. Read more

Netwerk Vlaanderen - Brussels, 6 November 2007

International Coalition to Ban Uranium Weapons & Netwerk Vlaanderen. Action at Bank of New York Mellon (Brussels) to oppose investment in Uranium Weapons

Activists from the Belgian and International Coalitions to Ban Uranium Weapons, Netwerk Vlaanderen and Friends of the Earth today organised a “radioactive buffet” for staff in the entrance hall of the Brussels offices of The Bank of New York Mellon. The buffet was organised to oppose the involvement of the bank in funding the production of controversial depleted uranium weapons. These weapons are both chemically toxic and radioactive, and have caused serious health consequences for both military and civilians. Read more

Charity Bank comes North with Mission to deliver Sustainability - 16/10/2007

Charities, voluntary groups and community enterprises are being invited to the public launch of Charity Bank’s first regional office, with its mission to transform the future of third sector organisations in Yorkshire and Humber.

The launch of Charity Bank in the North, which will be held at Doncaster Race Course on Friday 9 November, in the presence of Cabinet Office Minister, Ed Miliband, marks a step-change in the way Charity Bank will be working with third sector organisations in the region.... Read more

Oikocredit now open for UK £ investments - 10/09/07

Oikocredit, a worldwide cooperative based in the Netherlands, can now accept investments from the UK in pounds. Their mission is to promote global justice by challenging people, churches and others to share their resources through socially responsible investments. Oikocredit provides a channel through which people can invest in sustainable work for people in need... Read more
TCX: local currency innovation in developing countries - Oikocredit, Amsterdam, September 4

Oikocredit joins a global partnership of financiers, led by Dutch development bank FMO. This initiative creates a large and innovative fund to develop local currency products in developing countries worldwide. The Currency Exchange Fund N.V. (TCX) will start up with a transaction capacity of US$ 1.2 billion for long-term local currency financing by its investors. The result: drastically reduced default probability, improved business sustainability and a major contribution to the development of local capital markets... Read more
 

Triodos incorporates FACET consultancy in the Triodos Group - Zeist, 14 June 2007 – Triodos takes a majority importance in consultancy company FACET.

From 14 June 2007, the services of FACET will be continued under the name Triodos-Facet.
FACET Consultancy has been specialised for more than 15 years in coaching and advising entrepreneurs and enterprises in developing countries.
Triodos was co-founder of FACET. They both have been working together for many years.
Advice and service to microfinance institutions, banks for small and medium enterprises, fair trade, local entrepreneurs and development projects have a growing demand for an inclusive approach. Triodos-Facet completes financial and banking knowledge with advice in non-financial areas with a broad, incorporated vision on sustainable entrepreneurship. Read more

Charity Bank, UK, 20 June 2007

Yorkshire Forward has invested £10 million in a regional charity bank to support third sector organisations in Yorkshire and Humber.

This investment in a ‘regional’ office of Charity Bank, a national organisation that aims to support social enterprise, is the first of its kind by a Regional Development Agency.
Unique in being a registered general charity and an authorised bank, Charity Bank was launched five years ago with the aim of creating a sustainable source of loan funds for charities and social enterprises that commercial lenders generally can’t or won’t assist... Read more

Oikocredit, the Netherlands - 15 June 2007

Oikocredit  has just passed the mark of 300 million euros approved with more than 600 project partners.
It is quite unique for a financial organisation such as Oikocredit to have nearly one third of the total amount outstanding in local currency loans. By offering these types of loans Oikocredit carries the risk of exchange rate fluctuations, rather than the project partners who earn their income in local currency. This enables them to focus on their enterprises rather than worry about currency devaluation.

Read more: www.oikocredit.org

CALL FOR UNCLAIMED ASSETS TO BE RELEASED NOW TO FUND CHARITIES - Charity Bank, UK, 4 June 2007

Good causes could already be benefiting from the millions of pounds lying unclaimed in bank accounts while the wrangling over the funds continues, the UK’s first not-for-profit bank told a committee of MPs today (Tuesday 15 May).
Charity Bank told the Treasury Select Committee inquiry into the definition, identification and collection of unclaimed assets within the financial system that while it supports the proposal to create a buffer fund for the unclaimed assets, this needs to be set up quickly and administered independently on behalf of good causes... Read more

CHARITY BANK ANNOUNCES MAJOR GROWTH PLANS FOR NEXT FIVE YEARS - 17 May 2007

The UK’s only not-for-profit bank today announced ambitious plans to more than double in size by 2012.

Charity Bank is undertaking a major capital initiative in order to deliver a sustainable funding regime for social enterprises and voluntary organisations, with the aim of instilling confidence and freeing them to concentrate on their mission-related activities.... Read more